KröniK | Mastermind - Angels Of The Apocalypse (2000)


Sans doute lasser de faire toujours la même chose ou presque – la musique purement instrumentale pose un cadre rigide et limité -, les frères Berends, à nouveau secondé par le virtuose du clavier Jens Johansson, ont donc décidé de renouveler une formule jusque là demeurée inchangée en faisant appel à un chant féminin pour accompagner leurs cavalcades progressives. Pour ce faire, le trio a recruté une sublime mezzo soprano, Lisa Bouchelle, à la voix aussi singulière que son physique est charmant. C’est peu dire ! Si techniquement, il n’y a rien à dire – tous les musiciens en présence sont des bêtes et le démontrent tout du long -, le résultat, pour qui connaît l’œuvre passée de Mastermind, laisse en définitive une impression mitigée. 

Car, la superposition de cette virtuosité instrumentale et de ce chant féminin semble parfois décalée, et ce en dépit de la puissance vocale de la belle. De plus, Angels Of The Apocalypse, avec ses 70 minutes au compteur, est un trop long ; sentiment renforcé par la faiblesse de certains titres due justement à ce décalage précité. On ne compose un morceau chanté comme un instrumental ; cette capacité, nonobstant quelques grandes réussites (l’épique « The End Of The World », le fabuleux « Perchance To Dream », « This Lover’s Heart »…), les frangins ne l’ont pas encore totalement assimilée. Néanmoins, le progressif à chant féminin restant encore un terrain quasi vierge, il importe de saluer cette tentative certes à demi maîtrisée mais dont les bons moments l’emportent sur les maladresses. (24.09.2007) ⍖⍖

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