Nous aurions aimé ne dire que du bien de 47 Ronins. Parce qu'il est célèbre, considéré comme une des meilleures adaptations de ce récit épique planté dans le Japon du XVIIIème siècle. Parce que son réalisateur, Hiroshi Inagaki, tisse une mise en scène extrêmement travaillée où chaque plan est conçu comme un tableau, où la pureté du cadre borde des décors d'une grande beauté poétique. Parce qu'on y croise Toshiro Mifune au milieu d'une distribution prestigieuse.
Mais voilà, long de 208 minutes, le film n'échappe malheureusement pas à l'ennui d'autant plus que l'action y est rare et que la multitude de personnage rend l'intrigue difficile à suivre. Dommage car, oeuvre d'une belle ampleur, plus dramatique que spectaculaire, 47 Ronins réussit malgré tout à fasciner grâce au climat envoûtant qu'il diffuse et le charme fantastique du Japon médiéval dont il se colore par petites touches quasi pointillistes. (19.09.2023) ⍖
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