Le groupe brésilien ne serait-il pas actuellement dans une impasse ? En effet, car depuis le fracassant départ de son charismatique chanteur–guitariste Max Cavelara, le succès, autrefois énorme des gars de Belo Horizonte suite à la publication du cultissime Roots, semble les avoir définitivement quitté. Ni Against ni Nation n’ont su trouvé leur public et il est peu probable de ce troisième album avec Derrick Green derrière le micro, réussisse là où ces deux prédécesseurs ont échoué. Pourtant, Roorback n’est pas mauvais en soi ; il recèle même nombre de chansons de bonne qualité, toutes mues par une rage vindicative et une urgence très hardcore (« Come Back To Live », « Godless », « Urge » et sa batterie tribale…), mais il ne fait aucun doute que cette poignée de titres ne se hissera jamais au niveau des grands classiques d’antan.
A l’écoute de ce disque, et des deux autres enregistrés depuis l’arrivée du géant noir à la place de Max, il est permis de penser, et ce n’est pas un reproche, que Sepultura aurait été bien avisé de changer de nom, plutôt que de courir désormais après un passé glorieux mais définitivement révolu. Le plus triste est que le principal atout de Roorback, réside surtout en fin de compte dans son édition limitée qui comprend le EP Revolusongs, réunissant sept reprises très intéressantes, tant pour le rendu que pour le choix de ces dernières, Massive Attack, Jane’s Addiction et U2 côtoyant les plus attendus Celtic Frost ou Exodus. (2007) ⍖⍖
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