D’aucun considère cet album comme une bouse. Le jugement est sévère. Bien sûr sans les nombreux invités (nous y reviendrons) apparaissant au fil des chansons, nous n’aurions sans doute jamais entendu parler de Beto Vaquez, modeste artiste argentin, opportuniste de surcroît qui, par on ne sait quel miracle, est parvenu à réunir des pointures telles que les chanteuses Candice Night (Blackmore’s Night), Tarja Turunen (alors encore dans Nighwish), Sabine Edelsbacher (Edenbridge) et Fabio Leone de Rhapsody (qui n’est pas une gonzesse aux dernières nouvelles), ainsi que le batteur de Stratovarius, Jörg Michael, le tout masterisé par Mika Jussila au Finnvox Studios. Rien que ça ! Infinity est donc une sorte d’opera rock, un peu à la manière de Ayreon, mais dans une veine heavy mélodique et symphonique. Alors, certes, la plupart des chansons sont agréables à écouter, notamment celles avec Candice Night (« Through Times Part II et part III » et son sympathique saxo final), mais le problème est que Vasquez n’a aucun talent et se contente de pomper les groupes dont il emprunte les chanteurs.
Ainsi « Until Dawn » ressemble à du Nightwish, « Wizard » à du Edenbridge et pour donner un côté folk à la suite « Voyagers Of Time, quoi de mieux que d’embaucher Candice Night. Mais n’est pas Ritchie Blackmore qui veut. On obtient donc un gros mélange qui n’arrive jamais à la cheville des groupes pré – cités. Le tout est mou comme un jour sans Viagra, noyé sous des nappes de claviers pompeux aussi symphoniques que le générique de l’émission Champs – Elysée. Reste malgré tout une curiosité, celle d’écouter de bons artistes en dehors de leur giron habituel mais que nous aurions préféré voir dans un projet plus ambitieux. Et plus réussi, quand bien même, répétons-le, le disque n’est pas mauvais en soi, mais seulement peu original et sans personnalité. (2006) ⍖⍖
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