Un savant spécialisé dans la recherche nucléaire est enlevé par les Chinois qui le séquestre quelque part à Hong Kong. L’agent Z-55 est dépêché par le F.B.I. pour le retrouver. Sans être indispensable ni même franchement mémorable, Agent Z-55, mission désespérée n’en reste pas moins un europsy dans la bonne moyenne du genre. Coproduction italo-franco-espagnole, Il tire déjà son (petit) charme d’un casting peuplé de sales gueules et beautés familières du bis européen des années 60 dont elles résument à peu près tous les registres. Les premières sont celles de Gianni Rizzo que les amateurs de péplums (Ursus l’invincible) et de westerns (Saludos Hombre) italiens connaissent bien et de Milton Reid dont on a croisé le faciès typé dans Plus féroces que les mâles, le vrai James Bond L’espion qui m’aimait avant de terminer sa carrière dans le porno (!) mais dans des rôles non sexuels. Les secondes sont incarnées par la brune Leontine Snell (Le triomphe des dix mercenaires, Destination : Planète Hydra), la blonde Maria Luisa Rispoli (Les Titans, Kriminal) et Yôko Tani, actrice franco-japonaise employée pour jouer les Asiatiques aussi bien par Umberto Lenzi (Des fleurs pour un espion), Jack Cardiff (Ma geisha), Nicholas Ray (Les dents du diable) ou Riccardo Freda (Le géant de la cour de Kublai Khan).
Le héros, quant à lui, est campé par l’espagnol Germán Cobos qui, sous un physique de prime abord assez terne, révèle peu à peu durant le film une certaine rudesse qui tranche agréablement par rapport aux bellâtres habituels. Une photographie plus travaillée que de coutume, plongeant l’action dans les alvéoles remplies d’ombres de décors miteux et une bonne musique assurent également une certaine tenue à cet europsy dont il faut toutefois attendre la dernière partie, que secouent bagarres et morts sadiques à souhait, pour enfin réveiller une histoire forcément embrouillée qui se traine sur plus de 105 trop longues minutes. Une seconde aventure de l’agent Danny O’Connor sera tournée dans la foulée, Blueprint For A Massacre (1967), par le même Roberto Bianchi Montero et toujours animé par Germán Cobos. Du charme, de la baston, des poursuites et des jolies pépées fournissent les ingrédients d’une série B décontractée, typique de tout un pan du cinéma européen désormais disparu... (21.04.2025) ⍖⍖
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