Dans le petit monde du metal progressif, il y a Dream Theater et les autres. Cela ne veut pas dire que les autres ne comptent pas, loin de là ; mais seul le groupe américain de Mike Portnoy peut avoir la prétention de se hisser au niveau des ténors du hard rock en général. Vanden Plas, malgré ses nombreuses qualités reste un groupe de seconde zone. Cependant, il ne faut pas pour autant dénigrer la musique des Allemands qui se révèlent très intéressante dans le genre. Concept ambitieux articulé autour de l’existence de Dieu, The God Thing est le deuxième album du groupe, et aussi probablement son meilleur.
Intelligemment, Vanden Plas ne cherche pas à pomper le style de Dream Theater et offre donc une musique qui, tout en respectant les canons du genre (longs morceaux, virtuosité technique, cassures rythmiques…), possède sa propre personnalité, laquelle repose sur un petit côté FM, hérité du premier disque (Colour Temple), sur la voix particulière Andy Kuntz, pleine de feeling et sur une technicité domptée et cadrée, au service des compositions. Résultat, les nombreuses perles qui jalonnent The God Thing (l’intro tellurique « Fire Blossom », le furieux « Rainmaker » ou l’épique « Salt In My Wounds »), mêlant originalité et émotion, font de cet album un des sommets du prog’ metal. Depuis, le groupe peine à confirmer l’essai et les productions suivantes n’ont pas cette qualité. (2006) ⍖⍖
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