Même si le genre a essaimé à travers toute la planète ou presque, le black metal est avant tout une musique qui puise ses racines dans la culture européenne. Les Etats-Unis, dépourvus de l’arsenal aussi bien culturel que géographique à priori nécessaire au développement du genre, n’ont jamais été réputé pour leurs groupes de black. La plupart sont inintéressants (Black Funeral) ou bien bas du front (Krieg). Pourtant, depuis quelques années, trois formations ont peu à peu émergé de cette médiocrité ambiante : Xasthur, Leviathan et Velvet Cacoon, véritable triumvirat underground qui ont en commun un même amour pour Burzum et pour un black lent, malsain, parfois à la limite de l’ambiant. Genevieve (drôle de nom d’album) est le premier album de Velvet Cacoon, mystérieux projet sur lequel on ne sait quasiment rien (aucune mention dans un livret réduit au strict minimum de qui à fait quoi, où et quand).
La pochette figurant un arbre enveloppé dans le brouillard, reflète bien une musique aux contours flous, dont l'architecture se veut avant tout instrumentale, bien que des voix caverneuses viennent parfois déchirées cet édifice faits de longs morceaux au tempo lancinant et hypnotique. Le côté répétitif et suicidaire de la musique rapproche à priori Velvet Cacoon des groupuscules œuvrant dans le true black, mais c’est pourtant davantage vers le black doom (Shining, Dolorian) ou vers le Blut Aus Nord de The Mytical Beast Of Rebellion (pour le son grésillant et pollué des guitares) qu’il semble tendre, à l’image des riffs noirs autour desquels sont bâtis les « Fauna & Flora » et autre « Genevieve ». Le disque s’achève sur une longue complainte ambiant au souffle terrifiant de près de 18 minutes : « Bete Noir », qui annonce déjà l’album suivant, Northsuite. (2006) ⍖⍖⍖
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