En 1966, 7 Ecossais au Texas connaît un grand succès qui incite évidemment la Jolly Films à en mouliner une suite. La recette est identique, truculente et peu sérieuse, portant déjà en elle les germes de la dégénérescence à venir du western italien peu à peu transformé en farce. Mais aux commandes de Franco Giraldi, qui rempile derrière la caméra, quoique sans grand enthousiasme, le genre affiche encore une certaine tenue, misant sur un cocktail remuant à base d’humour et d’action. Secondé par le grand monteur Nino Baragli (Le bon, la brute et le truand), il cisèle de remarquables bagarres (notamment celle du train) dont le film est généreusement doté, mettant d’ailleurs particulièrement les femmes à contribution. Ce dont personne ne se plaindra, surtout lorsqu’elles possèdent la sensualité épicée de Agatha Flory qui donne encore plus d’elle même que dans 7 Ecossais au Texas, au point d’éclipser l’inexistant David Bailey, lequel ne remplace pas vraiment Robert Woods (qui ne pouvait pas se libérer) de manière avantageuse. C’est un euphémisme, tant on le remarque à peine au sein du clan McGregor.
En revanche, toujours vilain, Leo Anchóriz bouffe l’écran en bandit mexicain capable d’éclairs de cruauté. Bien que l’équipe soit donc à peu près la même que dans le premier film (Fernando Di Leo au scénario, Ennio Morricone pour la musique, les comédiens George Rigaud, Margherita Horowitz…), la réussite de 7 Ecossais explosent se veut toutefois plus modeste car glissant parfois trop vers la pantalonnade au gré d’une intrigue minimaliste qui ne sert que de prétexte à enchaîner les bagarres aussi efficaces soient-elles. Les McGregor encagoulés pour récupérer leur butin, silhouettes noires défilant dans une ambiance au bord du fantastique, ainsi que la belle Agatha qui manque de peu de se faire violer dans une pénombre qui modèle ses formes, fournissent les seules séquences véritablement marquantes de ce western agréable dont la bonne humeur bailleuse n’en masque toutefois pas les limites évidentes. (01.06.2025) ⍖⍖
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