Stu Segall - C.B. Hustlers (1976)


Si Russ Meyer avait troussé Cours après moi Shérif avec des vans à la place des Peterbilt, le résultat aurait (presque) pu ressembler à C.B. Hustlers que mouillent d’ailleurs Uschi Digard (Supervixens) et ses monstrueux obus qui pointent en contre-plongée. Las, Stu Segall n’est pas Russ Meyer, bien incapable de presser la juteuse semence de cette histoire de filles qui, téléguidées par la C.B. d’un couple de proxénètes des highways installé à bord d’un fourgon, séduisent des camionneurs pour quelques dizaines de dollars, au nez et à la barbe d’un péquenot de flic. Sans surprise, Segall, qui a besogné dans le porno de l’âge d’or, dirigeant les légendaires John Holmes, Annette Haven (Spirit Of Seventy Sex) et surtout la grande Marilyn Chambers dans Insatiable, avant de  charbonner des épisodes de la série Rick Hunter (!), est plus adroit à capter les ébats de ses actrices à l’arrière d’un van qu’à filer l’aventure sur fond d’humour lourdingue et de musique country répétitive. 


Du coup, dès que la caméra quitte les attributs mammaires de ces arnaqueuses du bitume, le film se traine mollement, l’ennui jaillit, appuyé par des scènes interminables dont la seule utilité est de remplir de la pellicule pour atteindre une durée de 75 minutes déjà maigrelette. C.B. Hustlers ruisselle néanmoins le stupre aussi unique que poisseux de la pure exploitation des années 70, mal branlé, pas mieux interprété mais que nanas pas tellement farouches à la nudité fleur bleue et gros engins sillonnant les routes de l’Amérique (très) profonde rendent jubilatoire même en mode très mineur. (29.06.2025) ⍖⍖


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