Joseph F. Robertson - A Touch Of Sweden (1971)


Dès les premières minutes de A Touch Of Sweden, on croit être tombé dans un porno. Une nana est en train de sucer un type. On comprend ensuite qu’il s’agit en réalité d’une bite en plastique ! Le couple n’en poursuit pas moins ses ébats avant le générique nous bascule dans un autre film dont l’héroïne est Uschi Digard, pulpeuse égérie  Russ Meyer (Supervixens) aux mamelles évidemment atomiques. Elle y campe une Suédoise qui raconte les expériences, plus sexuelles que professionnelles vécues durant une escapade aux Etats-Unis. Mais mité par de nombreuses vignettes plus ou moins hard (comprendre qu’à l’exception d’une branlette espagnole, on ne devine guère plus que des couilles en mouvement) qui semblent être tirées d’une autre bobine, l’ensemble se révèle pour le moins bizarre. En fait, la nature même de A Touch Of Sweden n’est pas très claire. Long de 90 minutes environ, il est tourné en 1971 puis deux autres métrages en auraient été extraits, The Chamber-Made (dont il n’est fait référence nulle part) et Pastries (1974), un vrai porno celui-là. C’est ce qui fait malgré tout le (petit) charme du cinéma d’exploitation, érotique ou pas, friand de ces tripatouillages qui accouchent de pelloches aux versions et titres multiples. 


Ce qui est certain en revanche est le film est aussi idiot que mal fichu. De toute façon, que fallait-il attendre d’autre de la part de Joseph F. Robertson qui, s’il compte parmi les pionniers du X américain des années 70 (A Dirty Western), n’a jamais brillé par son inspiration. Qu’il ait fricoté avec Ed Wood au moment où celui-ci glisse dans la fente du porno (Love Feast) dit tout d’un talent (ou de son absence) qui a macéré dans la sexploitation la plus obscure et rudimentaire. Tétant le fantasme alors à la mode des femmes scandinaves peu farouches aux mœurs joyeusement libérées (Inga de Joseph W. Sarno qui lui est d’un tout autre niveau), A Touch Of Sweden n’en reste pas moins sympathique, à sa mesure modeste s’entend. Bien qu’elle ne donne malheureusement pas tant que cela de sa personne, n’offrant à nos yeux lubriques que sa poitrine dénudée et avec parcimonie, Uschi Digard dégage une réelle présence. On ne se lasse pas de la voir baguenauder avec sa copine au milieu d’une nature bucolique. Les (nombreux) inserts hard s’avèrent excitants et le cachet de l’érotisme seventies fait le reste. (12.10.2025) ⍖⍖


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