Burt Brinckerhoff - Acapulco Gold (1976)


Acapulco Gold fait illusion le temps d’un générique plutôt rythmé et de dix premières minutes où un Américain, en vacances au Mexique, est arrêté, à tort, pour trafic de drogue et envoyé en prison, promesse d’une de ces petites séries B seventies, nerveuses et décontractées comme on les affectionne. Malheureusement, on déchante et on s’emmerde très vite. Et c’est en fait un film d’aventure de classe économique, au ton hésitant, qui chemine pépère, sans rien raconter véritablement, peuplé de personnages auxquels on se désintéresse, qui gesticulent dans des scènes le plus souvent inutiles. Si quelques beaux paysages et la jolie frimousse de Randi Oakes réussissent malgré tout à accrocher vaguement la rétine, tel n’est pas le cas de Marjoe Gortner qui campe le héros frisouillé. 


Plutôt bon dans Tremblement de terre (1974) en sale type qui prenait la tête d’une milice armée et tourmentait Victoria Principal, il démontre ici qu’il a certes une « gueule » mais pas la carrure pour porter un film sur ses épaules, exception faite de Starcrach (1978) dont, il est vrai, on se souvient surtout pour Caroline Munro. Ce n’est pas pour rien que sa carrière s’est avant tout limitée à la télé. Comme le reste de la distribution d’ailleurs, au demeurant sympathique (Robert Lansing, Ed Nelson), et du réalisateur Burt Brinckerhoff qui, après avoir fait l’acteur dans des séries a signé les épisodes de beaucoup d’autres (Baretta, Lou Grant, Matlock…). Ce qui nous fait dire qu’Acapulco Gold n’aurait dû être tourné pour le grand écran mais pour le petit. Une question pour terminer : comment expliquer qu’une production aussi modeste et, il faut bien le dire, franchement mauvaise, bénéficie d’une copie aussi belle ? Mystère…  (22.10.2025) ⍖


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