Sorte de sous Rock Hudson en moins enthousiasmant encore (c'est dire), George Nader a promené sa molle virilité dans des séries B sympathiques de la Universal (Lady Godiva, Intrigues au Congo et surtout L'enquête de l'inspecteur Graham) avant d'échouer à partir des années 60 à la télévision et en Allemagne où il endossera à huit reprises le rôle de Jerry Cotton, détective de romans de gare. Emballé par Helmuth Ashley, artisan de quelques krimis (Le jeu de l'assassin en 1961) et plus tard réalisateur attitré de séries policières à succès (Inspecteur Derrick, Le renard), Un cercueil de diamants est le quatrième de ces films détenteur de ce (petit) charme du cinéma de genre ouest-allemand des sixties lequel, comme son équivalent italien, se pare d'atours américains (quelques vues de New-York, un acteur hollywoodien en déclin pour vedette...).
Mais il manque souvent à ces bobines, à tout le moins agréables, une certaine vigueur. Une séquence de braquage troussée néanmoins avec efficacité ainsi qu'un zeste d'érotisme (distillé par la sensualité platine de Helga Schlack), l'élégance de la Française Yvonne Monlaur et une partition qui swingue quoique trop envahissante, compensent un terne noir et blanc et la banalité d'un récit paresseux que ne corsent ni la violence ni le sadisme qu'on aime généralement piocher dans le bis européen. Etonnamment, le héros parait presque relégué au second plan derrière le chef de bande que campe le futur Derrick Horst Tapper qu'on s'amuse de retrouver là. Il faut dire que celui-ci, comédien pourtant peu charismatique, n'a aucun mal à écraser un George Nader dont la présence manque cruellement de conviction et d'énergie. Loin d'être le meilleur épisode de la série, A Cold Blooded Affair se suit d'un oeil lointain mais non sans un plaisir mineur... (11.07.2022) ⍖⍖



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