Outland s'inscrit dans un double contexte. Suite au triomphe de La guerre des étoiles (1977) de George Lucas, la science-fiction connaît alors une renouveau et les space operas se multiplient sur les écrans (Star Treck, Le trou noir, Galactica). De plus, la première moitié des années 80 voit la mort du western (La porte du paradis en est la pierre tombale). Cependant, ce dernier continue plus ou moins de survivre à travers la SF. Ainsi nombre de films du genre tels que New-York 1997 de John Carpenter ne sont ni plus ni moins que des westerns déguisés. Outland le démontre également. En effet, le film de Peter Hyams évoque fortement le chef-d'oeuvre de Fred Zinnemann, Le train sifflera trois fois (1952). Même unité de temps, de lieu et d'action. Même personnage de shérif qui doit affronter de redoutables tueurs arrivant par la prochaine navette. Sean Connery, comme Gary Cooper, se retrouve seul pour se défendre. Hyams comme Zinnemann joue sur la thématique du temps qui s'écoule.
Bien sûr, Outland n'est pas à la science-fiction que High Noon est au western. Mais il s'agit d'un bon film de SF qui doit évidemment beaucoup à la présence de l'impérial Sean Connery. Mais Peter Hyams, qui possédait encore à l'époque un talent certain (Pepper, Capricorn One, La nuit des juges), loin des daubes de sa fin de carrière, sait créer en utilisant astucieusement le cadre en huis clos, une atmosphère oppressante et étouffante, aidé en cela par la musique de Jerry Goldsmith. Outland est un peu à cheval sur plusieurs genres : le western et la science-fiction donc mais aussi le film policier avec la mort mystérieuse et répétée de nombreux mineurs de la station. Si le cinéaste combine ces diverses influences de manière convaincants, son film n'en s'avère pas moins froid et finalement peu attachant. A noter que Peter Hyams retrouvera Sean Connery en 1988 pour un banal film policier : Presidio, base militaire San Francisco en 1988. (2001) ⍖⍖
.jpg)


Commentaires
Enregistrer un commentaire