Hsueh-Li Pao - Les anges de la mort (1977)


Troussé par Hsueh-Li Pao, auquel on doit La brute, le bonze et le méchant (1972) ou Le gorille de fer (1973), Les anges de la mort est typique des bobines usinées par la Shaw Brothers avec beaucoup d’action dedans et une intrigue grosse comme un grain de riz. Son titre est-il une référence assumée à la série Drôles de dames (Charlie’s Angels en VO) ? On y pense pourtant fortement à la vue de ces trois supers nanas détectives enrôlées (non pas par un homme mais par une autre gonzesse, envoyée par Scotland Yard) pour démanteler un gang de voleurs de bijoux qui sévit à Hong Kong en utilisant des jeunes femmes. Chacune d’entre elles représente un pays (Japon, Corée…) et manie une arme particulière : arbalète, fouet ou roquette miniature. Enchaînant les bastons pendant presque 90 minutes, Deadly Angels est donc un pur film de kung-fu seventies avec des seins. Nul ne s’en plaindra. 


Surtout quand les filles ont la beauté de Evelyn Kraft, Suissesse blonde aperçue dans Meurtre dans 17e avenue (1972) de Ferdinando Merighi, Le colosse de Hong Kong (1977) de Ho Meng-Hua et même dans Arrête ton char… bidasse ! (1977) de Michel Gérard. Parmi les trois Asiatiques, Nancy Wen ne manque pour sa part ni de charme ni d’énergie. La voir, épaulée par ses deux copines distribuer des coups de savate et dézinguer du bonhomme offre un spectacle aussi rigolo que jouissif. S’il ne faut pas en attendre davantage qu’une enfilade quasi ininterrompue de bagarres sexy, Les anges de la mort, emballé avec toute l’efficacité décontractée requise par Hsueh-Li Pao, qui mouline de mains (ou plutôt de pieds) de maître les scènes d’action (dont un assaut final explosif), tient toutes ses promesses, vigoureuses et  séduisantes, ce qui suffit largement à notre plaisir ! (02.06.2024) ⍖⍖⍖


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