Rainbow - Live In Düsseldorf 1976 (2006)


Afin de fêter comme il se doit le trentième anniversaire de la première et mythique tournée mondiale qu’a effectué Rainbow en 1976, trois live complets sortent aujourd’hui, rassemblant les concerts donnés à Cologne, Düsseldorf et Nuremberg. Les années 76 – 77 représentant l’apogée artistique et scénique du groupe fondé par Ritchie Blackmore suite à son départ de Deep Purple, c’est donc avec une excitation non feinte que l’on se replonge avec délectation dans cette véritable page d’histoire. Capturé deux jours après celui de Cologne et bâti autour d’une setlist quasi identique (seul « Do You Close Your Eyes » n’a pas été joué ce soir-là), ce Live In Düsseldorf 1976 présente l’intérêt, outre celui de nous offrir à nouveau une prestation en tout point remarquable des Britanniques, de démontrer que les concerts de Rainbow ne se limitent alors pas à des performances figées. Bien au contraire, Blackmore et les siens parviennent toujours a apporter des variantes à des chansons déjà excellentes à la base, ces dernières servant de terreaux à toutes les improvisations possibles. La version de « Stargazer » proposée à Düsseldorf n’est par exemple pas tout à fait la même que celle de Cologne, bien que d’une durée identique. Il est à ce titre intéressant de voir comment les titres peuvent évoluer au fil des dates. 


Toutefois, il va sans dire, qu’en terme de qualité de jeu et d’interprétation, les différents concerts se valent, tant les musiciens se révèlent être dans une forme éclatante. Si Tony Carey et Jimmy Bain se font plus discrets (quoique les interventions du claviériste sur « Stargazer » sont loin d’être anodines), le trio imparable constitué de Ritchie Blackmore, Ronnie James Dio et Cozy Powell brille quant à lui de mille feu. Dio livre comme toujours une performance éblouissante (sur « Catch The Rainbow » notamment, ou sur « Mistreated » et son duel guitare / voix du plus bel effet) et l’homme en noir se montre impérial d’un bout à l’autre du concert avec son jeu  pouvant être à la fois bourré de feeling (les deux titres sus–cités) et sortir les griffes le morceau suivant (« Kill The King » « Man On The Silver Moutain » et son solo ravageur prompt à déclencher l’orgasme chez tous les guitaristes en herbe). Indispensable pour tous les fans du dieu Blackmore et pour les amateurs de très bon hard rock. (15.12.2006) ⍖⍖⍖⍖

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