S’il est aujourd’hui considéré comme un des chefs de file du death mélodique à la suédoise, bien qu'arrivé dans la course après les At The Gates, Dark Tranquillity, Arch Ennemy et autre In Flames, c’est un peu grâce à ce quatrième album que Soilwork le doit. Non pas que ses prédécesseurs étaient des grosses bouses indignes ; bien au contraire car ils témoignaient déjà d’une constante progression, mais c’est véritablement Natural Born Chaos qui va imposer la griffe du groupe et faire exploser sa côte de popularité qui jusqu’alors ne dépassait pas les rangs des combos de seconde zone. Alors pourquoi le miracle est arrivé grâce à ce skeud, et pas avec A Predator’s Portrait par exemple ? Est-ce dû à une maturité enfin acquise par les cinq musiciens ? Est-ce la présence derrière la console du génie canadien Devin Townsend ? Est-ce dû enfin à des chansons mieux troussées ? Il y a un peu de tout ça en fait. Propulsés par une production énorme qui leur confère une puissance de feu phénoménale en même temps qu’un côté aérien de toute beauté, propre au style immédiatement identifiable de Townsend, les dix titres qui composent Natural Born Chaos vous scotchent au mur d’entrée, ceux-ci, efficaces et imparables, étant tous des hits en puissance (« Follow The Hollow », « Mindfields », « The Bringer », « No More Angels »…), même s’ils sont tous un peu pourvus d’un canevas identique (refrain mélodique, soli de guitares magnifiques dignes des grandes des guitar-heroes…).
Seul le dernier d’entre eux, le superbe « Soilworker’s Song Of The Damned », se démarque quelque peu. Mais la force de Soilwork réside dans sa capacité à tout résumer en 4 / 5 minutes pas plus. Ici pas d’intro à rallonge ou de parties instrumentales inutilement longues, on va l’essentiel. Toutefois, ce n’est plus la boucherie d’antan, la musique du groupe se faisant de plus en plus mélodique, notamment grâce au chant clair de Bjorn Strid, aux guitares superbes de Peter Wichers et Ola Frenning et aux nappes de claviers planantes de Sven Karlsson, lesquelles font carrément décoller les morceaux, au sens aérien du terme. Malgré leur incontestable qualité, Figure Number Five et Stabbing The Drama n’atteindront pas un tel niveau. L’absence à la production de Devin Townsend l’explique peut-être, bien que le groupe ait eu tendance à minimiser (à tort) son rôle dans la réussite de cette pièce maîtresse du death de Göteborg. (2007) ⍖⍖⍖
.jpg)

Commentaires
Enregistrer un commentaire