Donner un successeur à deux albums aussi excellents que Visions (que d’aucuns considèrent encore aujourd’hui comme la pierre angulaire de la discographie du groupe) et Destiny, n’était pas chose aisée, mais, Stratovarius, alors en pleine ascension, n’a pas peur de relever le défi, et propose le disque que ses fans attendent de lui. Infinite, malgré ses défauts (nous y reviendrons) reste intéressant par la place qu’il occupe dans la carrière des Finlandais, car il constitue en quelque sorte la transition entre le vieux Strato (pour beaucoup, le meilleur) et le Strato de l’ère Elements. Tolki et sa bande alternent avec brio titres pêchus, bien dans la tradition et chansons plus ambitieuses enrobées par des somptueux arrangements. Hits immédiats mais aussi éphémères, « Hunting High And Lowé ou « Millenium » ouvrent l’album sur les chapeaux de roue, sans pour autant être transcendants. Le véloce « Phoenix » se rattache à cette première catégorie, mais pourvu de rythmiques presque thrash, il étonne agréablement, y compris lors de son duel guitare / claviers éblouissant.
D’ailleurs, il semble inutile de préciser, le niveau technique des musiciens étant ce qu’il est, que ça bastonne sévère sur près de 50 minutes, sans aucune baisse de régime. Les deux morceaux de bravoure de Infinite, et ceux qui annoncent le mieux l’évolution future du groupe, sont le superbe et émouvant « Mother Gaia » et le monumental « Infinity », sorte de brouillon de « Elements », mais en mieux, et justifie à lui seul l’achat de cette galette. En revanche, certains morceaux pâtissent d’une certaine faiblesse d’inspiration, tels que les banals « Glory Of The World » ou « Freedom » ou l’anecdotique « Celestial Dream ». Plus réussi est le mid–tempo « A Million Light Years Away » et sa ligne mélodique entêtante. Un disque mitigé donc, mais dont les bons morceaux l’emportent tout de même sur les plus faibles. (2007) ⍖⍖
.jpg)

Commentaires
Enregistrer un commentaire