Réalisateur prolifique, Scotty Fox est à l’image de ce que devient le X américain à partir de la seconde moitié des années 80, besogneux et sans imagination ni beaucoup de cinéma dedans. Ainsi rien ne distingue véritablement A Handful Of Summers de dizaine d‘autres pornos usinés à la même époque, l’action circonscrite à l’intérieur d’une baraque où s’enchaînent les baises de façon un poil mécanique. On y suit une énième femme au foyer qui, pendant que de son mari butine ailleurs, s’emmerde à la maison alors que son âtre brûle de désirs et d’expériences sexuelles bien peu assouvis. Elle, c’est Angela Summers (d’où le titre), qui s’adresse à la caméra pour nous faire part de ses fantasmes. La routine, quoi.
Les légendaires Tom Byron, Mike Horner (le temps d’une performance énergique, selon sa bonne habitude) et surtout Randy West, dont les deux scènes, la première dans une baignoire, la seconde occupé avec deux filles, dispensent les moments les plus excitants, répondent heureusement présents pour arracher, de peu, le film du tout-venant. Davantage dans tous les cas que les nanas qui ne brillent pas particulièrement par leurs charmes, à l’exception de Angela Summers et ses seins gourmands. Ni April Rayne ni Britannia ne sont tellement désirables. Quant à Carolyn Monroe, elle ne s’avère absolument pas mise en valeur. A Handful Of Summers est le produit aussi agréable que paresseux d’un cinéma porno qui ne se casse plus la tête. (05.01.2026) ⍖⍖


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