Encore une carrière curieuse – et obscure – que celle de Custódio Gomes, lequel a touché à tous les métiers du cinéma, acteur (A Famosa Lingua De Ouro), scénariste, directeur de la photo, metteur en scène, et tâté un peu tous les genres, du western (Terra Quente) à l’aventure (As Taras Das Sete Aventureiras), sans toutefois jamais déserter ni la pure exploitation ni l’érotisme. Ce qui l’a évidemment pousser dans la fente du porno dont il s’imposera parmi les petits maîtres brésiliens aux côtés de Fauzi Mansur par exemple. Ses films demeurent quasiment invisibles. A Boca Macia est un des rares a nous être parvenus.
Est-il révélateur de son œuvre ? On ne sait. Il s’agit dans tous les cas d’un de ces pornos comme les Brésiliens aimaient en besogner, souillé d’une ambiance crapoteuse, écartant les cuisses de plusieurs genres (comédie, polar…), plein de fellations poilues et de pénétrations un peu grasses. Avec en sus, un goût tenace pour une violence choquante, témoin cette séquence hallucinante où un flic appuie sur la gâchette du flingue qu’il a enfoncé peu avant dans l’intimité d’une nana en train d’en sucer un autre, confirmant que le cinéma de genres brésilien, hard ou pas, n’avait peur de rien. Son intérêt limité, A Boca Macia n’en mouille pas moins de ce charme unique des bandes X sud-américaines dont l’image dégueulasse sert un récit foutraque et joyeusement corsé. (16.02.2026) ⍖⍖



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