S’ils conservent encore dans leur pays d’origine une certaine notoriété qui a valu à leurs films une belle restauration, Abbott et Costello trimbalent par contre en France une très peu flatteuse réputation. Pourtant et sans être en effet réellement mémorables, les comédies qui les ont employés durant une quinzaine d’années se laissent encore voir sans trop de déplaisir, quoique d’un regard plus lointain qu’amusé, particulièrement celles qui les montrent aux prises avec les monstres issus du bestiaire de la Universal (la créature de Frankenstein, l’Homme invisible) ou lancés dans de timides aventures spatiales. Film de fin de série, Deux Nigauds et la momie résume bien les (maigres) qualités et les défauts de ces parodies aussi poussives qu’inoffensives.
Une Marie Windsor en guest-star qui n’a aucun mal à éclipser les deux héros, des décors impressionnants (les entrailles du temple dédié à Klaris) et de captivants numéros musicaux au parfum d’Orient comblent ainsi le déficit comique du tandem (à l’exception du gag plusieurs fois repris au cours du film où Costello joue les charmeurs de serpent) enlisé dans une morne histoire aux péripéties exsangues. Quant à la momie, elle se révèle inexistante, enturbannée au surplus sous un médiocre maquillage, pourtant dû à Bud Westmore (L’étrange créature du lac noir). Promesse de cocasses quiproquos, l’idée de faire intervenir des fausses momies était bonne mais trop mal ou sous exploitée pour relancer une intrigue qui tourne à vide. Son format ramassé (moins de 80 minutes) évite cependant à la bobine un divertissement agréable qui n’a pas le temps d’ennuyer. (02.09.2025) ⍖⍖
.jpg)


Commentaires
Enregistrer un commentaire