On peut toujours compter sur Alpha Blue pour tamiser la souille du porno US le plus obscur pour y déterrer des bobines au goût tenace de foutre crapoteux. A House Is Not A Home est l’une d’entre elles, glissées entre autres trois petits films X dans un copieux programme en hommage à Starlyn Simone, actrice un peu oubliée qui a prêté sa foufoune velue à un cinéma porno encore balbutiant. En cela, A House Is Not A Home se veut assez représentatif de cette époque charnière du début des années 70 où, en attendant que Gorge profonde, Derrière la porte verte ou L’enfer pour Miss Jones n’écartent la fente d’un succès plus large et de budgets plus conséquent, le genre végète encore entre loops et pellicules fauchées et généralement anonymes. Mais un charme bien réel s’écoule de ces films confidentiels dont le caractère joyeusement bricolé n’en châtre jamais le potentiel orgasmique. Comme souvent, l’histoire est idiote et ne sert que de prétexte à exhiber des chibres en action et du poil humide. Après la mort du tenancier d’un bordel, ses enfants reprennent l’affaire en main. Alors que le fils met ses sœurs au travail (du lit), la plus moche du lot complote pour obtenir une part plus importante tout en cherchant l’amour.
Au vrai, tout cela n’a guère d’importance. Pas plus que de savoir pourquoi Lagusta Bendova, qui joue la frangine au physique ingrat est affublée d’un faux nez que surmontent des lunettes et a les pieds sales. L’essentiel se niche dans ces parties de baise qui s’enfilent sans interruption dans une ambiance décontractée et loufoque. Ca commence avec Andy Bellamy qui suce longuement le premier client, préliminaire à un 69 avant la pénétration attendue… Que mate un voisin lui-même bientôt rejoint par une prostituée. Tom, le fiston, prend du bon temps avec la délicieuse Nora Wieternik, puis avec sa propre sœur Lagusta qui le branle et avale sa semence avec appétit. Quant à Starlyn Simone, elle ne partage qu’une scène lesbienne avec Eva Orlon qui ravira toutefois les amateurs – et nostalgiques – des toisons pubiennes broussailleuses. Le tout s’achève par un sympathique threesome qu’animent Nora et Bendova sans que l’intrigue (?) ne trouve réellement de conclusion. Peut-être n’y avait-il plus de pellicule tout simplement ? La réalisation est hésitante, l’humour pas très drôle mais la beauté fraîche et agréable des actrices, Nora Wieternik en tête, font pardonner ces défaillances, lesquelles participent d’ailleurs aussi du charme de ces films pornos obscurs.(20.08.2026) ⍖⍖⍖
.jpg)


Commentaires
Enregistrer un commentaire