Genji Nakamura - V Madonna : daisenso (1985)


Une fois par an, une bande de motards adeptes de l’ultra-violence viennent terroriser un lycée dont ils tabassent et pillent les élèves. Impuissant, l’établissement décide de faire appel à un groupe de sept nanas aux talents complémentaires pour les défendre. Cette variation autour des Sept samouraïs jouit d’une aura vaguement culte mais se veut en définitive plus proche du nanar un peu bordélique que de la bobine à haute valeur ajoutée. Sans être vraiment subversif ni faire étalage d’une violence inouïe, c’est pourtant  - et seulement - dans l’action et dans ses moments les plus dérangeants que V Madonna : daisenso se révèle un temps soit peu mémorable. 


Une fille violée dans un tunnel après que sa chatte ait été chauffée au briquet, la même brutalement giflée et trainée par une moto, des écolières qui sucent innocemment (?) des friandises et des bastons interminables dignes de Bioman retiennent ainsi l’attention de l’amateur ferré par une jaquette où se dresse, promesse d’un spectacle coquin et teigneux, une motarde en guêpière et armée d’un fusil à pompe. Mais dès que la caméra quitte ce champ de bataille urbain, le film débande sec, lorgnant alors vers un programme à peine plus burné qu’une série du Club Dorothée ! Des longueurs (ça dure quand même plus de 105 minutes) et du bavardage inutile n’aident pas à maintenir l’intérêt d’un bidule finalement bien moins choquant qu’il semble l’être. Mais comme voir des jolies filles qui chevauchent… des bécanes ou distribuent des mandales est toujours jouissif, Go For Broke se laisse regarder sans trop de déplaisir grâce à l‘énergie de Yukari Usami et cette chef de gang dont le nom nous échappe, troublante et sexy à souhait. (17.11.2025) ⍖⍖


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