Gary Nelson - Allan Quatermain et la cité de l'or perdu (1986)


Malgré un accueil critique sévère, Allan Quatermain et les mines du roi Salomon connait pourtant un certain succès commercial qui encourage évidemment la Cannon a en produire une suite. Mais alors que le film de Jack Lee Thompson, en dépit de ses défauts, était sauvé par un humour parodique couplé à une décontraction échevelée plutôt sympathique héritée des serials, deux qualités qui lui permettaient de se démarquer très légèrement de la saga de Steven Spielberg et de George Lucas sans laquelle, bien sûr, il n'aurait pas vu le jour, Allan Quatermain et la cité de l'or perdu peut quant à lui difficilement passer pour autre chose qu'un sous Indiana Jones dont il n'est qu'une pale photocopie, comme son titre l'annonce d'emblée. 


Si Lee Thompson n'était plus depuis (très) longtemps le réalisateur des Canons de Navarone ou de Taras Bulba, il possède toujours plus de talent que Gary Nelson (Le trou noir) qui se contente de mettre en image un scénario qui au surplus n'évite jamais les facilités ni le ridicule, à l'instar d'un Henry Silva grotesque en prêtre de cette civilisation vivant reculée au fond de la jungle dans cette cité en carton-pâte. Les effets spéciaux apparaissent souvent grossiers et tout le monde, de Richard Chamberlain à James Earl Jones, semble s'exécuter et trop y croire. Seule la vitalité charmante de Sharon Stone qui s'amuse toujours en blondasse potiche ne cessant de crier et déchiffrant tranquillement des hiéroglyphes comme si elle lisait un bouquin, retient l'attention.  (23.01.2023) ⍖


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