Après la piètre qualité de Elements Part 2 et surtout, suite aux déchirements internes dignes d’un mauvais soap opera qui ont secoué le navire Stratovarius l’an passé, on ne donnait pas cher de la peau du groupe finlandais, entre le départ de son chanteur Timo Kotipelto et les troubles psychologiques du guitariste et leader Timo Tolki, dont les délires verbaux en disaient long sur son état de santé mental. Mais aujourd’hui les choses sont rentrées dans l’ordre et, comme le titre éponyme de l’album l’indique, c’est un nouveau départ pour ce géant du speed mélodique. Toutefois, musicalement, la recette demeure inchangée, même si la mégalomanie orchestrale de Elements Part 1 (un de ses meilleurs opus malgré tout) a été mise de côté pour revenir à des compositions plus immédiates, plus simples, mais toujours aussi efficaces, bien que souvent assez longues et préférant le mid tempo à la rapidité. En un mot, plus matures.
La production, sans atteindre le gigantisme de ses prédécesseurs (faire plus était de toute façon impossible), confère au disque un son à la fois puissant et dépouillé. Tolki demeure ce fabuleux songwriter et n’hésite pas aborder des sujets très personnels, comme sa folie sur le superbe « Back To Madness » ou celle d’Adolf Hitler sur « Götterdämmerung », tandis que le petit Timo, cette fois-ci ne va pas trop dans les aiguë et chante de fait d’une manière plus naturelle. Enfin, derrière, entre les volubiles Jens Johansson aux claviers et Jörg Michael à la batterie, ça bastonne sévère comme d’habitude. Avec classe et intelligence, Stratovarius a donc su se renouveler et rassurer ses fans quant à sa capacité toujours intact à pondre des hymnes métalliques, à l’image des monstrueux « Maniac Dance » et « United » (tout un programme !). Un retour en force inespéré. (2007) ⍖⍖
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